1Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
2que convoitait c’est sûr une horde d’escrocs
3sur l’antique bahut il choisit sa cerise
4il chantait tout de même oui mais il chantait faux
5Et pourtant c’était lui le frère de feintise
6d’où Galilée jadis jeta ses petits pots
7l’un et l’autre ont raison non la foule imprécise
8quand les grêlons fin de mars mitraillent les bateaux
9La Grèce de Platon à coup sûr n’est point sotte
10gratter le parchemin deviendra sa marotte
11lorsque Socrate mort passait pour un lutin
12Ne fallait pas si loin agiter ses breloques
13on mettait sans façon ses plus infectes loques
14l’écu de vair ou d’or ne dure qu’un matin
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