1Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
2pour déplaire au profane aussi bien qu’aux idiots
3sur l’antique bahut il choisit sa cerise
4et fermentent de même et les cuirs et les peaux
5On vous fait devenir une orde marchandise
6les gauchos dans la plaine agitaient leurs drapeaux
7nous avions aussi froid que nus sur la banquise
8quand les grêlons fin de mars mitraillent les bateaux
9Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
10comme à Chandernagor le manant sent la crotte
11lorsqu’on boit du maté l’on devient argentin
12Enfin on vend le tout homards et salicoques
13on mettait sans façon ses plus infectes loques
14le mammifère est roi nous sommes son cousin
← OPEN dataBase