1Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
2pour déplaire au profane aussi bien qu’aux idiots
3le chauffeur indigène attendait dans la brise
4il chantait tout de même oui mais il chantait faux
5On vous fait devenir une orde marchandise
6les gauchos dans la plaine agitaient leurs drapeaux
7de la mort on vous greffe une orde bâtardise
8quand les grêlons fin de mars mitraillent les bateaux
9Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
10une langue suffit pour emplir sa cagnotte
11lorsqu’on revient au port en essuyant un grain
12Barde que tu me plais toujours tu soliloques
13exaltent l’espagnol les oreilles baroques
14mais on n’aurait pas vu le métropolitain
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